Les années soixante
Les années soixante, c’est, pour les jeunes, le temps des ‘fanzines’ et des B.D. fantastiques, également celui de leur découverte du dadaïsme, du surréalisme, du lettrisme, d’Artaud… en réaction au brechtisme. D’où leur goût pour le happeningSpectacle qui exige la participation ou prévoit une réaction du public, et qui cherche à provoquer une création artistique spontanée, éventuellement collective. Larousse 1995., Grotowski, le Living Theatre…
Le HappeningSpectacle qui exige la participation ou prévoit une réaction du public, et qui cherche à provoquer une création artistique spontanée, éventuellement collective. Larousse 1995. (de l’anglais : to happen : arriver, se passer)
D’origine new-yorkaise (dans des ateliers de peintres), dès 1959. C’est un tableauDivision d'un texte dramatique ou scénique, fondée sur un changement d'espace ou d'espace-temps. Constitue une alternative à l'acte ou à la scène (voir ces mots). Bertolt Brecht a revalorisé ce type de découpage (ex : Mère Courage, en 12 tableaux). vivantTechnique de production où les acteurs, immobilisés dans une pose expressive, ont des attitudes de personnages de peinture ou de photo (ex. : arrêt sur la Mona Lisa, dans Vinci, de Lepage). En vogue dans le drameAction scénique représentée par des personnages. Bourassa 1968, p. 35. et le mélodrameDrameAction scénique représentée par des personnages. Bourassa 1968, p. 35. populaire, souvent accompagné d'une mélodie, caractérisé par l'invraisemblance de l'intrigue et des situations, la multiplicité des épisodes violents, l'outrance des caractères et du ton. Robert 1991., pour les épisodes qu'on ne pouvait jouer (scènes de champ de bataille), pour fixer des images saisissantes (reconnaissances, surprises de coupables), ou pour contourner l'interdiction de jouer certaines scènes sacrées (dernière Cène, mort du Christ). Diderot a favorisé des tableaux animés et muets. Bouchard 1878, p. 257-258; Pavis 1987, p. 382-383. en train de se faire, une œuvre (en partie improvisée) à la fois dramatique et visuelle. Se déroulant toujours en privé. Le but ? Mêler théâtre et vie. Les spectateurs doivent participer et sont même agressés : absence de confort, ironieÉnoncé ou situation qui, au-delà de son sens manifeste, en cache un autre, différent et parfois opposé. Pavis 1987, p. 209-211., violence, projectiles, provocation érotique… C’est un spectacleCe qui s'offre au regard (performance aussi bien que représentation). Un des six éléments de la tragédieAction scénique dont les péripéties sont mues par la fatalité et dont le dénouementEnsemble des motifs qui dérangent l'immobilité de la situation initiale et qui entament l'action; Pavis 1987, p. 263. Point culminant entre les péripéties de nouement et de dénouement; Robert 1991. Voir péripéties. est généralement funeste. La première présentée en Nouvelle-France fut Héraclius de Pierre Corneille, en 1651, du vivant de l'auteur., selon Aristote, avec les caractères, le chant, l'élocution, la fableSuite de faits qui constituent l'élément narratif d'une oeuvre, agencement en système des faits racontés, logique des actions et syntaxe des personnages. Un des six éléments de la tragédie, selon Aristote, avec les caractères, le chant, l'élocution, la pensée et le spectacle. Robert 1991; Ubersfeld 1996, p. 41-42. et la pensée. Pavis 1987, p. 142. préparé mais jamais répété. Priorité du bruit sur la parole : on pense à Artaud… il use de matières périssables, souvent alimentaires, pour les détériorer (critiqueÉpistémologie, ou étude raisonnée d'un objet à partir d'un ou plusieurs critères servant de base à un jugement de valeur. Robert 1991. de la société de consommation.
Exemple, Peter Brook, en 1966, monte un spectacleCe qui s'offre au regard (performance aussi bien que représentation). Un des six éléments de la tragédieAction scénique dont les péripéties sont mues par la fatalité et dont le dénouementEnsemble des motifs qui dérangent l'immobilité de la situation initiale et qui entament l'action; Pavis 1987, p. 263. Point culminant entre les péripéties de nouement et de dénouement; Robert 1991. Voir péripéties. est généralement funeste. La première présentée en Nouvelle-France fut Héraclius de Pierre Corneille, en 1651, du vivant de l'auteur., selon Aristote, avec les caractères, le chant, l'élocution, la fableSuite de faits qui constituent l'élément narratif d'une oeuvre, agencement en système des faits racontés, logique des actions et syntaxe des personnages. Un des six éléments de la tragédie, selon Aristote, avec les caractères, le chant, l'élocution, la pensée et le spectacle. Robert 1991; Ubersfeld 1996, p. 41-42. et la pensée. Pavis 1987, p. 142. intitulé ‘US’ (ce qui peut signifier nous ou Etats-Unis) avec lâcher, dans la salle, de gros papillons aux ailes préalablement enflammées. Souffrance réelle d’animaux brûlés vifs. Peur réelle (d’être brûlés) des spectateurs. ‘US’ se veut l’évocation de la guerre du Vietnam, des bonzes se sacrifiant par le feu, des populations sous les bombes incendiaires, etc…
En France, le spécialiste du happeningSpectacle qui exige la participation ou prévoit une réaction du public, et qui cherche à provoquer une création artistique spontanée, éventuellement collective. Larousse 1995. est Jean-Jacques Lebel, qui insiste sur l’aspect ‘engagement social et politique’ de cette forme de théâtre. Comme Brook, mais avec moins de moyens.
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Toutes les pages :
- La Préhistoire
- La Grèce
- Rome
- Le théâtre médiéval
- Le théâtre profane
- Le temps des auteurs
- Angleterre : le théâtre élisabéthain
- L’Italie : la Commedia Dell’Arte
- La France : le Monopole
- Après Molière… La ComédieAction scénique qui provoque le rire par la situation des personnages ou par la description des moeurs et des caractères, et dont le dénouementEnsemble des motifs qui dérangent l'immobilité de la situation initiale et qui entament l'action; Pavis 1987, p. 263. Point culminant entre les péripéties de nouement et de dénouement; Robert 1991. Voir péripéties. est heureux. Une comédie de Molière, Tartuffe, fut en Nouvelle-France l'objet d'une mise en scène dont la présentation au public fut empêchée par une intervention épiscopale en 1694; une autre, Le Misanthrope, fut traduite en anglais et montée par le gouverneur huguenot Paul Mascarène à Port-Royal en 1743. Pavis, p. 76-82; Bourassa 1968, p. 37; Benson et Conolly, p. 388.-Française
- La Foire
- le temps de Voltaire (1694-1778), de Marivaux (1688-1763)
- Le Boulevard du Temple… Boulevard du Crime
- 1791 : enfin, la liberté des théâtres en France
- Au XIXe siècle
- Fin du XIXe, XXe siècle : les metteurs en scène
- Les années soixante