Voir aussi : Les personnages | Les masques | Qu’est-ce que la Commedia dell’arte
HISTORIQUE De la commedia dell’arte
La commedia est une forme de comédieAction scénique qui provoque le rire par la situation des personnages ou par la description des moeurs et des caractères, et dont le dénouementEnsemble des motifs qui dérangent l'immobilité de la situation initiale et qui entament l'action; Pavis 1987, p. 263. Point culminant entre les péripéties de nouement et de dénouement; Robert 1991. Voir péripéties. est heureux. Une comédie de Molière, Tartuffe, fut en Nouvelle-France l'objet d'une mise en scène dont la présentation au public fut empêchée par une intervention épiscopale en 1694; une autre, Le Misanthrope, fut traduite en anglais et montée par le gouverneur huguenot Paul Mascarène à Port-Royal en 1743. Pavis, p. 76-82; Bourassa 1968, p. 37; Benson et Conolly, p. 388. populaire, qui est apparue vers 1550 en Italie. Le premier contrat que l’on ait trouvé date de 1545, et atteste de la présence d’une troupe à Padoue.
Mais la commedia remonterait en fait au Moyen Age, à l’époque où l’on joue des farces dans les divers dialectes des régions d’Italie. C’est un divertissementIntermède dansé et chanté. Pavis 1987, p. 129. pour le grand public. Ces troupes se composent d’acrobates, de ménéstrels, de comédiens qui ont choisi de rompre avec le texte écrit, en utilisant simplement un canevasRésumé ou scénario d'une pièce pour les improvisations des acteurs, en particulier ceux de la commedia dell'arte.Pavis 1987, p. 63.. À partir d’une intrigueEnsemble des événements qui constituent le déroulement de la pièce. Suite de rebondissements, entrelacement de conflits ou d'obstacles, et moyens mis en oeuvre pour les surmonter.Pavis 1987, p. 208-209. simple, ils improvisent des comédies mêlées de chants, de danse, d’acrobaties, à travers des personnages stéréotypés et des situations burlesques. A l’exception des rôles amoureux, tous les acteurs portent des masques.
Dans les années 1600, les gouvernements espagnols et français essayèrent de censurer ce répertoire, mais ce comique finit par s’intégrer au fur et à mesure dans les formes de théâtre “nobles”. On voit nettement son influence dans les comédies de Molière (Les Fourberies de Scapin) et de Marivaux (Arlequin poli par l’amour).
En Italie, Carlo Gozzi et Carlo Goldoni (Arlequin, serviteur de deux maîtres) rivalisèrent pour faire revivre la commedia au XVIIe siècle, sans trop de succès.
La commedia dell’arte a influencé d’autres formes de théâtre, notamment la comédieAction scénique qui provoque le rire par la situation des personnages ou par la description des moeurs et des caractères, et dont le dénouementEnsemble des motifs qui dérangent l'immobilité de la situation initiale et qui entament l'action; Pavis 1987, p. 263. Point culminant entre les péripéties de nouement et de dénouement; Robert 1991. Voir péripéties. est heureux. Une comédie de Molière, Tartuffe, fut en Nouvelle-France l'objet d'une mise en scène dont la présentation au public fut empêchée par une intervention épiscopale en 1694; une autre, Le Misanthrope, fut traduite en anglais et montée par le gouverneur huguenot Paul Mascarène à Port-Royal en 1743. Pavis, p. 76-82; Bourassa 1968, p. 37; Benson et Conolly, p. 388. allemande, espagnole ou d’Europe centrale, l’arlequinadePièce, avec ou sans paroles, ayant Arlequin pour personnage central. Il peut s'agir de la réécriture d'une pièce connue, comme Dom Juan, dont une version, Le Festin de pierre, attribue à Arlequin le rôle du valet. Cette version a été présentée à Québec en 1765. Robert 1991; Corvin 1991, p. 109. anglaise, la pantomimeSpectacleCe qui s'offre au regard (performance aussi bien que représentation). Un des six éléments de la tragédieAction scénique dont les péripéties sont mues par la fatalité et dont le dénouementEnsemble des motifs qui dérangent l'immobilité de la situation initiale et qui entament l'action; Pavis 1987, p. 263. Point culminant entre les péripéties de nouement et de dénouement; Robert 1991. Voir péripéties. est généralement funeste. La première présentée en Nouvelle-France fut Héraclius de Pierre Corneille, en 1651, du vivant de l'auteur., selon Aristote, avec les caractères, le chant, l'élocution, la fableSuite de faits qui constituent l'élément narratif d'une oeuvre, agencement en système des faits racontés, logique des actions et syntaxe des personnages. Un des six éléments de la tragédie, selon Aristote, avec les caractères, le chant, l'élocution, la pensée et le spectacle. Robert 1991; Ubersfeld 1996, p. 41-42. et la pensée. Pavis 1987, p. 142. composé des seuls gestes du comédien. Se distingue du mimeAu sens premier, imitation directe d'une action, racontant une histoire par gestes. Le mime d'aujourd'hui se distingue de la pantomime en ce qu'il tend davantage, comme la danse, à se libérer d'une trop grande figuration, d'une trop grande référentialité, pour mettre l'accent sur la création de formes nouvelles, parfois abstraites. Pavis 1987, p. 240-241. Voir pantomime. en ce qu'elle vise plus souvent à amuser et qu'elle tient lieu de récitFableSuite de faits qui constituent l'élément narratif d'une oeuvre, agencement en système des faits racontés, logique des actions et syntaxe des personnages. Un des six éléments de la tragédie, selon Aristote, avec les caractères, le chant, l'élocution, la pensée et le spectacle. Robert 1991; Ubersfeld 1996, p. 41-42. (voir ce mot). DiscoursMode d'appréhension du langage, considéré non comme structure arbitraire (langue), mais comme activité de sujets inscrits dans un système déterminé. Se dit d'une unité linguistique constituée d'une succession de phrases (linguistique textuelle), d'une unité de communication relevant d'un genre déterminé (théâtre), d'un système partagé dans un champ d'application (discours socialiste) ou de l'association d'un texte et de son contexte. Maingueneau, p. 28-29. Voir axe discursif. d'un personnage narrant un événement qui s'est produit hors scène (ex. : récit de Théramène, dans Phèdre, de Jean Racine). Pavis 1987, p. 325-326; Ubersfeld 1996, p. 70. Voir tirade.
, avec force gestes, figuratifs et même réalistes, remplaçant une série de phrases. Pavis 1987, p. 271. française, les représentations de marionnettes (notamment Guignol), jusqu’aux prestations des grands comiques du cinéma muet, comme Chaplin.